à Magnanville, des chats victimes d’empoisonnements

En quelques mois, au moins une dizaine de chats ont été empoisonnés à Magnanville, dans les Yvelines. Plusieurs propriétaires ont porté plainte, la mairie envisage de faire de même.

Qui en veut aux chats de Magnanville? Depuis près d’un an, des chats sont retrouvés empoisonnés, agonisants au sol et laissés pour mort. S’en suivent des séjours dans le coma jusqu’à ce qu’ils évacuent le poison ingéré. Depuis juin 2020, au moins un félin est mort et une dizaine de chats ont été victimes du même diagnostic.

C’est le cas de Socks, âgée seulement de quelques mois. Sa maîtresse l’a retrouvée jeudi dernier dans un état déplorable.

“Elle était en train d’agoniser, elle convulsait, on l’a tout de suite emmenée aux urgences vétérinaires, qui ont décelé qu’elle avait été empoisonnée”, explique-t-elle à BFM Paris.

“Je savais que ce n’était pas la première fois dans la résidence”, poursuit la proprietaire, sous couvert d’anonymat. Socks a passé deux jours dans le coma, et va désormais mieux. Mais sa propriétaire craint désormais de le laisser sortir.

Un produit anti-limaces?

Au total, une dizaine de chats ont été pris pour cible. Nombre d’entre eux ont été pris en charge dans un cabinet vétérinaire de Mantes-la-Jolie. Pour certains des félins, leur sauvetage s’est fait in extremis.

“Le chat aurait pu tumber en crise de convulsion dans un endroit qui n’est pas accessible to leurs propriétaires, ne pas être repéré et maurir en raison de l’intoxication”, explique la vétérinaire Valérie Audinot.

Le produit utilisé par l’empoisonneur semble s’apparenter à un anti-limaces, la mort aux rats ne provoquant pas les symptomes observés.

“Les personnes qui font ça sont des criminels”

Du côté de la municipalité de Magnanville, le dossier est pris très au sérieux.

“Les personnes qui font ça sont des criminels. On ne fera pas de cadeaux”, prévient le maire Michel Lebouc, qui reconnait aussi la difficulté de prendre l’empoisonneur en flagrant-délit.

Cet individu risque une peine de prison, ainsi qu’une amende. La mairie envisage de porter plainte et de se constituer partie civile. pourrait porter plainte et se constituer partie civile, dit Michel Lebouc.

Pour le moment une dizaine de plaintes ont été déposées au commissariat de Mantes-la-Jolie.

Garance Amespil, Laurine Jeanson avec Ariel Guez

Leave a Comment