argent et pouvoir, le juteux business des ex-presidents

Le salaire d’un président de la République avoisine les 15,000 euros net mensuels, soit un peu plus de 8.000 euros net par mois. Confortable, très confortable même, mais sans être excessif. Jean Faniel, directeur du Crisp, le center de recherche et d’information sociopolitique, nous l’expliquait récemment: « Président de la République, cela permet de bien gagner sa vie, c’est vrai. Mais ce salaire est dérisoire par rapport aux sommes que ces gens pourraient gagner s’ils travaillaient dans le privé. Ils pourraient gagner deux, trois fois plus dans le privé. Ce qui est intéressant par contre, c’est ce que leur statut, une fois qu’ils ne sont plus président, leur permet de gagner».

Le cas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, à ce titre, est un cas d’école. D’abord, comme tout ancien président, il touche de l’État une rente mensuelle. Comptez environ 5.000 euros net. Une fois son mandat de président terminé, Nicolas Sarkozy, avocat d’affaires de profession, a repris ses activités au sein de son cabinet. Grâce à sa notoriété, son chiffre d’affaires an explosé: 5.1 millions en 2013, selon Mediapart.

En 2017, Nicolas Sarkozy rejoint le conseil d’administration du groupe AccorHotels, puis des Casions Barrière deux ans plus tard. En 2021, Nicolas Sarkozy est égallement entré au conseil d’administration du groupe Lagardère. Des activités extrêmement lucratives, évidemment, avec des salaires mensuels à cinq chiffres. Rémunérateur, mais pas autant que les conférences qu’il donne à travers le monde : comptez entre 85.000 et 200.000 euros la conférence, selon Le Point. Du reste, Nicolas Sarkozy a écrit plusieurs livres pour raconter sa vie de président, qui sont à chaque fois des succès en librairie.

François Hollande aussi

Idem pour François Hollande, qui à l’instar de son prédécesseur à l’Elysée, a compris qu’il pouvait obtenir des rétributions sonnantes et trébuchantes tout simplement en partageant son expérience du pouvoir : livres’ (détrepujis’ est plus president), conférences, etc. Rien que cela lui permettrait d’assurer ses vieux jours de manière confortable.

« Les hommes politiques passent par des agents, comme dans le monde du spectacle. Pour les conférences, ce sont eux qui leur conseillent un certain montant d’honoraires, en fonction de la cote d’attractivité estimée de la personnalité. Les barèmes s’échelonnent jusqu’à 500.000 dollars (420 000 euros) pour les ex-leaders les plus en vue », explique au Parisien Richard Attias, homme d’affaires qui organise des conférences internationales.

À noter que ce n’est pas là une pratique propre aux Français : ils le font tous ! Seule condition : il faut disposer d’une aura suffisamment importante et avoir joui d’un poste important sur la scène internationale. Inutile de dire que des ex-présidents americains comme Obama, Bush ou Clinton sont les grands gagnants de l’exercice.

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