Au Moyen Age, des animaux omniprésents et maléfiques – Libération

La médiéviste italienne Chiara Frugoni analyse les liens complexes qu’hommes et femmes entretienent avec les animaux.

Au Moyen Age, bien plus qu’aujourd’hui, les animaux sont partout. Dans les maisons, les rues des villes, les forêts mais aussi dans l’imagination des contemporains, tant sont nombreuses les créatures fantastiques auxquelles la Bible fait référence. Chiara Frugoni, grande médiéviste italienne, mobilise de nombreux textes médiévaux mais aussi une foisonnante iconographie – fresques, manuscrits enluminés, tissus… – pour analyser les liens complexes qu’hommes et femmesc entretteles animaux

A la gratitude pour les multiples services qu’ils rendent dans une société où l’énergie animale tient une place centrale s’ajoute un autre sentiment: la peur. Elle s’explique non seulement par la difficulté de se défendre contre les ours ou les loups avec des armes peu efficaces mais aussi par la croyance, largement partagée, de l’existence bien réelle des animaux fantastiques, des incarable nation parouis. Face à cette ambivalence, hommes et femmes du Moyen Age avaient-ils de l’affection pour les animaux, se demande Chiara Frugoni ? Elle conclut par la négative car la «conception anthropocentrique» dominante empêchait de «combrendre en général les besoins et les souffrances des animaux».

Chiara Frugoni, Vivre avec les animaux au Moyen Age. Histoires fantastiques et férocesLes Belles Lettres, 451 pp., 25,50 €.

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