Besancon. Le quartier Pasteur expérimente la collecte de biodéchets en mode doux

Épluchures, fruits et légumes abîmés, coquilles d’œufs ou encore sachets de thé… Les 1 800 habitants du quartier Pasteur à Besançon vont dès le 11 avril pouvoir composter leurs déchets de cuisine. Équipés d’un petit bio seau, les volontaires se rendront tous les lundis et jeudis lors de permanences, où ils seront accueillis pour les déposer dans deux bacs, à l’arrière de la remorque d. « Souvent, ils se retrouvent dans la poubelle grise. Et on veut éviter cela. Et après, il faut aussi les traiter correctement après », regrette Romain Pannetier, de Trivial’Compost.

Missionnée par Grand Besançon Métropole (GBM), l’association transmettra les consignes de tri aux participants et collectera leurs bio detritus, en mode doux. Munie d’un vélo, d’une remorque et de deux bacs, elle les acheminera ensuite jusqu’à un site de traitement à Chemaudin. « C’est une solution au plus près de la source. Et on voit que le geste commence à entrer chez certains, qui prennent conscience de l’importance écologique », lance Anne Vignot, maire de la ville. C’est donc une première expérimentation, avant l’obligation au 31 December 2023. La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a fixé unobjectif de généralisation du tri à la source des biodéchets pour tous.

« Une récolte de 180 kg par semaine »

Les personnes résidant dans le périmètre défini autour de la place Pasteur sont confrontées à plusieurs contraintes, notamment de patrimoine. Le secteur a une forte densité urbaine, avec des espaces restreints pour proposing a compostage collectif, d’où l’idee de cette alternative solution and mobile avec ces points d’apports volontires. Alexandre, 30 ans, vivant dans la rue voisine, repart ce lundi soir avec son seau de compostage à la main. Il attendait avec impatience ce dispositif en phase de test pour l’année : « Je paye ma poubelle au poids : 30 kg tous les 10 jours, cela fait cher. Donc cela va m’alléger », lâche le trentenaire. Selon Daniel Huot, délégué à la gestion des déchets de GMB, la demande était même forte. « On pense toucher 20% des habitants, pour une récolte de 180 kg par semaine », estime-t-il.

L’enjeu est aussi de taille pour le Sybert, le gestionnaire des déchets de la cité comtoise. Son directeur l’explique : « Nous avons fermé un de nos deux fours. On doit donc faire en sorte que les poubelles grises s’allègent progressivement pour apporter seulement l’essentiel à l’incinération. Car brûler de l’eau, c’est idiot ». Ce dispositif ne s’étendra pas dans l’ensemble de la ville, mais seulement dans l’hypercentre.

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