«Big Business» N°85 : les trois crises

LETTRE EXCLUSIVE ABONNÉS – Avec la guerre en Ukraine se profilent, sur un plan économique, une crise énergétique, une crise alimentaire, et peut-être une crise financière.

Chers abonnes,

«Jamais. Je n’ai jamais imaginé me réveiller un matin sans cotation au LME», me dit un professionnel qui compte plusieurs décennies d’expérience. C’est une sacrée histoire qui s’est déroulée ces derniers jours sur le London Metal Exchange, la grande bourse mondiale des métaux. À 6h42 du matin heure française le 8 mars dernier, le LME a explosé. En l’espace de dix-huit minutes, le cours du nickel a pris la forme d’une droite plus verticale qu’une courbe des cas de contaminations par le sous-variant BA-2 d’Omicron, passant de 30,000 $ la tonne à plus de 100,000 dollars. Le LME a pris une décision inédite : suspendre les cotations. Huit jours plus tard, elles n’ont toujours pas repris. «C’est un tsunami», poursuit mon interlocuteur. Et un accident terrible pour la crédibilité d’un des derniers marchés à avoir encore un parquet, une criée physique et pas simplement des échanges électroniques.

Le parquet du London Metal Exchange. Simon Dawson / REUTERS

Alors que s’est-il passé dans le monde du nickel pour que les traders soient ainsi pris…

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