Cas de dengue autochtones : près de Toulouse, de nouvelles opérations de démoustication ce week-end

l’essentiel
L’agence régionale de santé a confirmé un cas de dengue concernant une habitante de La Salvetat-Saint-Gilles. La mairie indique que son mari a été contaminé lui aussi. Comme ce couple n’a pas voyagé à l’étranger cet été, il a été piqué par un moustique tigre qui avait préalablement piqué une personne ayant ramené le virus d’un pays tropical. Une deuxième opération de démoustication sera menée dimanche soir, dans une zone de 300 mètres où le couple s’est déplacé, après une première phase menée jeudi soir près de leur domicile.

L’ARS (Agence régionale de santé) a confirmé ce vendredi un cas autochtone de dengue à La Salvetat-Saint-Gilles, le premier de l’année en Haute-Garonne. Une dame, dont l’état de santé ne suscite aucune inquiétude (1), a été contaminée courant août. Les résultats ont été connus au début de cette semaine.

Cette maladie infectieuse se transmet par le moustique tigre. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une opération de démoustication a été menée près de son domicile, avenue de Gascogne, entre les impasses des Genêts et des Platanes. Mais cette femme et son époux, récemment contaminé aussi, ont continué à vivre avant que le diagnostic ne soit avéré. «Le couple est allé au laboratoire d’analyses médicales et faire quelques courses au center commercial des Hospitaliers», indique le maire de La Salvetat, François Arderiu.

L’ARS a donc décidé d’une deuxième opération de démoustication. Elle aura lieu, sur un secteur élargi au center-ville de La Salvetat, autour de la mairie, de 23 heures dimanche soir, à 6 heures lundi matin. Ce couple n’a pas voyagé pour les vacances. C’est donc un cas autochtone. «Cette dame a été vraisemblablement piquée par un moustique qui avait déjà piqué une personne ayant ramené le virus de l’étranger. C’est ce qu’on appelle un cas index», commente Jérôme Falerne, directeur départemental adjoint de l’ARS.

En principe, un moustique sévit dans une zone de 300 mètres et a une durée de vie d’un mois. L’ARS enquête en porte à porte dans le center de La Salvetat-Saint-Gilles pour “retrouver le cas index, la trace d’importation du virus et couper la chaîne de transmission” et décider éventuellement d’autres phases de démoustication. Les enquêteurs en profitent pour rappeler les consignes de prévention, notamment la limitation des eaux stagnantes.

En moyenne, on recense 15 to 20 cas de contamination par an en Haute-Garonne, souvent en août et septembre, au retour de vacances dans un pays tropical. Les cas autochtones sont beaucoup plus rares. Il ya eu six cas ceté en Occitanie, dans trois foyers : un dans les Pyrénées-Orientales, un dans les Hautes-Pyrénées, à Andrest, toujours actif, et donc celui de La Salvetat.

(1) Les symptômes : fièvre brutale ou modérée, douleurs articulaires ou courbatures, éruptions cutanées.

Leave a Comment