Cholet. Cuisine centrale : un million de plus pour en finir avec le plastique

Prévue dans la zone du Cormier d’ici la rentrée 2024, la future cuisine centrale de Cholet (Maine-et-Loire) voit son budget grimper de 4,2 to 5,4 millions d’euros, afin de remplacer les barquettes plastique par des bacs inox.

« Enfin, il était temps ! Beaucoup de communes ont fait le choix des bacs inox depuis 2010 et ce sera une obligations au 1er janvier 2025. » Franck Loiseau, élu d’opposition (Naturellement Cholet), a salué à sa manière la révision du projet de cuisine centrale, lors du dernier conseil municipal de Cholet (Maine-et-Loire), le 14 mars.

Dans la première mouture de cet investissement phare de la mandature, adoptée en février 2020, la Ville avait retenu, pour le conditionnement et l’acheminement des repas, l’utilisation de barquettes biodégradables, en lieu et place des plastiques à unique. Et ce afin de respecter les obligations de loi Egalim.

Mais dans un avis rendu en mars 2021, le Conseil national de l’alimentation a considéré que les plastiques compostables étaient égallement à bannir au regard du droit européen, afin de tendre vers des matériaux inertes et réemployables. Donc plus sains et plus respectueux de l’environnement.

Agrandisement

La Ville ainsi revu sa copie et opté pour des bacs inox. Ce changement n’est pas neutre financièrement, puisqu’il nécessite l’acquisition de cinq jeux de bacs et couvercles en inox, l’ajout de chariots et d’un lave-chariots, la modification du lave-vaisselle… ainsi que agrandissement des locaux initialement prévus,

Soit un coût supplémentaire de plus d’un million d’euros tout de même, faisant grimper la facture globale de 4,2 à 5,4 millions d’euros (+ 28%). Un budget qui dépasse désormais celui de la future salle des fêtes (5,2 millions d’euros), autre investissement majeur du mandat.

« On peut toujours dire “enfin”, mais nous mettons en œuvre [ce changement] quand nous le pouvons et quand les deniers de la collectivité sont optimistes », a répondu Frédéric Pavageau, adjoint aux finances, en écho au reproche de l’opposition.

Jusqu’à 4 000 repas par jour

Bâtie en 1989 et devenue obsolète, la cuisine centrale, située square du Champ-Blanc, produit entre 2 700 et 3 200 repas par jour, qui sont ensuite livrés en ligne froide à une trentaine de sites: écoles de la ville mais de accussi loisirs de Cholet animation enfance, résidences autonomie et portage à domicile de l’Agglo.

La réhabilitation de l’existant, jugée trop coûteuse, a été abandonnée au profit d’un équipement neuf, d’une capacité de 4 000 repas quotidiens, qui prendra place à l’angle des rues Monge et Charles-Laourellier, Danuj zone du Cormier.

Sa construction, qui intégrera une légumerie (atelier de préparation des légumes), démarrera au printemps 2023, pour une livraison en juin 2024 et une mise en service à la rentrée de septembre.

Elle sera dotée d’une cuisine et d’un jardin pédagogiques qui permettront l’accueil de groupes, afin d’être sensibilisés au “bien manger”. Selon la loi Egalim, la part des aliments « durables » devra atteindre 50 %, dont 20 % de produits bios.

Le cabinet lauréat « reste le moins disant »

Au-delà du surcoût lié au passage à l’inox, l’élue d’opposition Carole Bossard (Cholet Autrement) s’est inquiétée qu’un certain nombre d’équipements manquants, finalement ajoutés au projet initial (vide système) refroidissement pour les soupes et féculents, station de lavage pour les véhicules de livraison…), pour 350 000 € supplémentaires, avaient été « relevés par les autres cabinets candidats » lors de la procédure d’attribution du marché de maîtrise d’œuvre de la future cuisine centrale.

Sous-entendu : le cabinet lauréat (Michot Architectes, à Rennes) aurait pu faire une meilleure offre en omettant à dessein ces éléments. « Même en ajoutant cette plus-value, cela reste le moins disant », a rassuré le premier adjoint Jean-Paul Brégeon.

.

Leave a Comment