Dans certaines villes, c’est le grand retour des négociations sur les prix immobiliers

Avec le coup de frein du marché immobilier, les acheteurs ont regagné un peu de pouvoir pour négocier les prix. C’est ce que montrent les données du réseau Orpi que BFM Business vous dévoile en exclusivité.

Les acheteurs sont-ils en train de reprendre un peu de pouvoir sur les vendeurs? Le net ralentissement des ventes sur le marché immobilier est en tout cas en train de redonner des marges de négociation aux acquéreurs. Pour le premier trimestre, le réseau d’agences immobilières Orpi constate ainsi une baisse de 2,5% dans le pays entre les prix affichés au départ et ceux actés à la fin.

Il ne s’agit ici que d’une moyenne nationale, avec localement des écarts bien plus grands. La palme revient en effet à Antibes, avec 5,4% de marge en ce début d’année, contre à peine 1,9% sur le trimestre précédent. “Ici les vendeurs trop gourmands sont désormais contraints d’ajuster leur prix au pouvoir d’achat des acquéreurs”, explique-t-on chez Orpi.

Même tendance à Vannes en Bretagne, où la marge de négociation est passée de 0.1% à 3.7% en un seul trimestre. Notez qu’on est à plus de 4% à Grenoble et Reims.

A l’inverse à Montpellier (0.2%), La Rochelle (0.9%) et Dax (1%), les marges de négociation sont quasi nulles pour les acheteurs. Preuve qu’il faudra encore un peu de temps pour que la tension sur les prix retombe réellement dans ces communes.

Par Marie Coeurderoy, avec Jean-Louis Dell’Oro

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