Deux chevaux tués par des chiens

Serge est le proprietaire d’une quinzaine de chevaux destinés à emmener prochainement des touristes et cavaliers en balade dans les Hauts de Sainte-Rose. Son center équestre est en construction ainsi que des bungalows avec vue imprenable sur la côte aux vents.

Une carte postale meurtrie depuis quelques mois par des attaques de chiens. Le bilan est lord. À la suite d’une première attaque il ya quatre mois, deux chevaux n’ont pas survécu aux morsures et deux juments ont fait des fausses-coouches dues au stress.

Un autre cheval a été grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche. Une attaque deux jours avant celle dont a été victime son voisin, Eric Gonthier, l’éleveur de moutons et de volailles. “C’est à 6h30 dimanche que l’on a découvert le cheval en sang, mordu profondément au cou”raconte amère le proprietaire des lieux.

C’est avec l’aide du président de l’UPNA, Dominique Clain, que Serge et ses proches ont soigné l’animal, faute de vétérinaire disponible. “Il n’y a pas de vétérinaire équin dans l’Est, en plus c’était la fête des mères, tous les centers équestres se plaignent, on ne sait pas quoi faire pour que ça bouge“, se lamente-t-il.

Il exprime son ras-le bol face à la situation alors que securiser son exploitation de 15 ha face aux chiens relève de l’impossible malgré la pose d’une clôture electrique. Le soir, la plupart des chevaux sont lâchés en liberté dans les pâturages. “Si les chiens veulent rentrer, ils passent“, tranche Serge.

De nouveaux boxes sont en cours de construction, ainsi qu’un manège. Et dans l’attente de la mise en service du centre, “pour le moment, l’assurance on n’y pense pas“. Il n’a pas encore franchi la porte des gendarmes.”Porter plainte, contre qui ?”, questionne-t-il. S’il pense à des chiens errants, ils pourraient aussi appartenir à des habitants du coin:Il y avait 5 molosses hier en bas, s’ils rentrent c’est fini, eux ont des propriétaires“.

La piste de chiens utilisés pour la chasse n’est égallement pas exclue. Face à une perte de près de 10 000 euros pour un cheval adulte et dressé, il en appelle aux autorités, la Cirest en tête (en charge de l’errance animale) à “mettre quelques chose en place” mais égallement les proprieteaires de chiens de “prendre leurs responsabilités”.

Dans l’attente, comme son voisin éleveur, l’un de ses fils a passé la nuit de lundi sur place “On n’est pas là pour tuer les chiens mais an un moment on va devoir en arriver là“, previent Serge.

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