Elle avait lancé un appel à l’aide, l’association qui s’occupe de chats handicapés a trouvé un terrain à Menton

C’est officiel, les Protégés de Nathalie vont s’installer au Hameau de Monti. Car ce lundi, une signature de convention s’est tenue entre la fondatrice de l’association, Nathalie Cuvillon, et le maire de Menton, Yves Juhel.

Un document qui met à disposition de l’organisme un terrain municipal de plus de cent mètres carrés, gratuitement. De cette façon, l’association va pouvoir y camper sa chatterie de douze mètres carrés et surtout, sa quinzaine de chats handicapés. “Cette signature est un grand soulagements’exclame Nathalie, une fois le stylo posé. Grâce à cela, les chats vont garder un toit sur leurs têtes et l’association va perdurer.”

Une réalité qui était toute autre il ya encore un mois. Car depuis fin janvier, les Protégés de Nathalie sont sommés de quitter le terrain qu’ils occupent depuis deux ans. Et cela, avant le mois de mai.

Une convention pour trois ans

C’est l’intervention de Patrice Novelli, le 4 février dernier, qui a changé la donne. Attaché à la cause animale, l’élu a pris contact rapidement avec Nathalie Cuvillon en lui assurant qu’il trouverait une solution à son problème. Une démarche par la suite approuvée par le maire. “Nous nous sommes donc tournés vers Franck Roturier, qui est responsable des parcs et jardin de la Ville, développe Yves Juhel. Rapidement, il a trouvé un terrain municipalities qui n’est pas utilisé et qui est adapté aux activités de l’association.”

Une fois le lieu visité et approuvé par Nathalie, une convention a été rédigée. En contrepartie de la mise à disposition du terrain, elle stipule que “l’association aura à sa charge l’entretien et la surveillance du terrain, les répartitions locatives et l’aménagement adapté à l’accueil des chats. Elle devra égallement s’acquitter des fournitures d’eau et d’électricité.”

Cela, a compté du 1er avril et pour une durée de trois ans. Une fois ce laps de temps écoulé et si tout s’est bien passé, une reconduite sera possible.

Savoir +
Avant d’installer les chats sur le terrain, Nathalie Cuvillon doit l’aménager. Il faut donc qu’elle l’entoure d’une clôture. Or, les travaux coûtant 5,000 euros et l’association n’ayant comme apports financiers que les dons des gens, Nathalie a ouvert une cagnotte.

Déjà trois déménagements

L’aventure des Protégés de Nathalie a débuté en 2014, avec l’accueil d’un jeune caneton malformé. Puis elle a continué avec plus d’une centaine d’animaux handicapés.

Pour commencer, c’est Nathalie Cuvillon elle-même qui les a logés, dans une résidence qu’elle louait à Roquebrune-Cap-Martin. Mais il ya deux ans, elle s’est vue obligée de quitter les lieux. C’est de cette façon que les animaux se sont retrouvés sur le terrain d’une bénévole, à Menton.

Sauf qu’à présent, c’est ce terrain que l’association doit quitter, d’ici fin avril. Face à cet ultimatum, Nathalie a été contrainte de se séparer de la majorité de ses bêtes, pour finalement ne garder que les chats. Ces derniers étant trop handicapés pour être placés ailleurs.

À présent, grâce à la convention signée avec la mairie de Menton, les Protégés de Nathalie vont s’installer au Hameau de Monti, pour une durée minimum de trois ans.

D’autres projets prévus

Avec cette première action tournée vers la cause animale, la mairie de Menton a dans l’idée d’en développer d’autres, dans le futur. À commencer par un cimetière pour chiens et chats.

“C’est actuellement en phase d’étude, déclare Patrice Novelli, dont l’une des délégations est le bien-être des animaux. Il ya des conditions sanitaires à respecter et il faut encore trouver le terrain. Mais dès qu’on a tous les éléments, je prévois de rencontrer des associations pour connaître leur avis et voir comment on peut avancer sur ce projet.”

Du côté de la ville, Patrice Novelli cherche à savoir comment améliorer certaines aires de jeux ou de promenades.

Et plus largement, l’élu souhaitrait développer un refuge/fourrière pour les chiens et les chats. “Cette dernière étape est de la compétence de la Communauté d’agglomération de la Riviera française, car les fourrières dépendent des agglomérations.”

Leave a Comment