Google renvoie une employée pour s’être opposée à son projet de cloud en Israël

Ariel Koren, responsable marketing chez Google, a annoncé son intention de démissionner pour mettre fin aux représailles et actions illégales que la firme aurait engagees à son encontre. L’employée s’est attiré les foudres de l’entreprise pour avoir milité contre le projet de cloud computing Nimbus liant Google, Amazon et Israël. Estimant que cet accord chiffré à 1,2 milliard de dollars vise à aider les forces israéliennes à surveiller les Palestiniens, elle a déclaré que continuer à travailler pour Google équivaudrait à gagner sa vie en famille sa propre.

Google accusé de participer à une politique anti-palestinienne ?

Le projet Nimbus est un accord tripartite entre Google, Amazon et Israël qui a pour objet l’installation de sites de cloud computing sur le territoire israélien. Depuis sa signature en 2021, le projet a été vivement critiqué par un certain nombre de personnes faisant partie du personnel de Google. Parmi eux, Ariel Koren a explicitement dénoncé une tentative de violation des droits des Palestiniens à travers des outils de surveillance basés sur l’IA. Face à ces accusations, l’entreprise americaine aurait mis la pression sur la jeune femme de 28 ans et les autres salariés pour qu’ils se taisent ou démissionnent.

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Dans sa lettre ouverte datant du 31 août, Koren a déclaré « au lieu d’écouter ses employés qui souhaitent que Google respecte ses principes éthiques, Google poursuit agressivement ses contrats militaires et prive ses employés de leur voix en appliquant un schéma réduisant au’ silence etaum des tre upré. »

Elle affirme que ses prises de position lui ont valu des sanctions et des menaces de la part de Google à multiples reprises. En 2021, son supérieur hiérarchique lui aurait recommandé de déménager à São Paulo au Brésil dans les 17 jours ouvrables ou de déposer sa démission.

L’entreprise dément les pratiques d’intimidation

Selon Google, les mesures visant à intimider le personnel en raison de leurs convictions personnelles ne font pas partie de la politique de l’entreprise. Le porte-parole de l’entreprise a déclaré au New York Times que la firme s’interdisait toute forme de représailles dans le cadre professionnel. Ce dernier an indiqué qu’une enquête approfondie a été menée pour analyser la plainte de Koren, et qu’il s’agissait d’une procédure habituelle. Insuffisant pour certains employés, qui n’ont pas hésité à remettre en question la neutralité et l’éthique de Google envers le personnel.

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