Hécatombe silencieuse chez les oiseaux d’une réserve du Panama

Le fourmilier ocellé, Phaenostictus mcleannani, est l’un des hôtes de la forêt tropicale du parc national de Soberania, au Panama. Comme 70 % des espèces d’oiseaux qui la fréquentent, a population est en déclin – certaines on perdu plus de la moitié de leurs effectifs en quarante ans. Seuls un colibri et un macareux ont vu leur nombre d’individus augmenter. Ce sombre constat est dressé dans les PNAS du 4 avril par une équipe de l’université de l’Illinois qui, depuis 1977, effectue des comptages de la faune aviaire tous les six mois. Le déclin a d’autant plus surpris les chercheurs que les 22 000 hectares du parc sont en principe restés préservés depuis plus de cinquante ans. L’étude ne permet pas d’identifier les raisons de cette chute de la population, ni de l’extrapoler à l’ensemble de la forêt tropicale, mais les scientifiques s’interrogent sur l’impact du réchauffement. Ils s’inquiètent des déséquilibres induits par cette perte de biodiversité : les oiseaux, quint les graines, pollinisent et consomment les insectes, sont une composante-clé de la forêt tropicale.

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