Lot : elle veut installer des abris pour les animaux de son association, la préfecture refuse

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À Lauresses, Cathy Pommier aurait aimé installer des abris pour les animaux qu’elle recueille avec son association Sanctuaire animalier la prairie des animaux. Mais la préfecture dit non : elle n’est pas exploitante agricole.

À Laureses, c’est la douche froide. Cathy Pommier ne comprend pas: elle a tout fait dans les règles et son projet part d’une bonne intention. ” J’ai envoyé une demande à la préfecture il ya deux mois pour installer trois abris déplaçables sur mon terrain, ces abris avaient pour but de protéger les animaux que je recueille pendant l’hiver, j’ai également demandé une extension de la st” existante “, explique, dépitée, la présidente de l’association Sanctuaire animalier la prairie des animaux dont le siège est à Maurs, à huit kilomètres de Lauresses, côté Cantal. Celle qui élève aussi des chameaux et des dromadaires a cheté ce terrain de 11 hectares pour s’occuper des animaux de la ferme, brebis, vaches, chevaux, cochons, lapins, poules et canards, qu’elle sauit de la mal tra ‘abandon.

Près d’une centaine d’animaux occupent les deux terrains de l’association situées sur des zones de montagne. “J’organise le sauvetage, je les soigne et puis je les garde jusqu’à leur fin de vie”, précise encore Cathy. Alors voilà, elle en était convaincue: elle qui est de bonne foi et agit pour le bien-être animal aurait forcément une réponse positive des services de l’Etat. Mais il ya une semaine, la préfecture du Lot a dit non. “Ce refus n’est pas justifié, je ne suis pas agricultrice, je sais bien, mais je trouve impératif que les animaux aient des abris à disposition pour se protéger du froid”, pointe-t-elle du doigt. “Les abris sont en bois, font 18m² chacun et seraient placés sur trois pâturages différents, je n’esquinte pas le paysage pourtant”, s’étonne-t-elle encore. La présidente de l’association avait déjà demandé la possibilité de construire un poulailler de moins de 20m². Mais la préfecture avait déjà refusé: Cathy n’est pas agricultrice.

La préfecture applique le code de l’urbanisme

” Au regard de la réglementation spécifique de l’urbanisme en zone de montagne (pas en continuité de bourg), et l’activité de l’association, les services de l’État se sont vus contraints de r les permis de construire. effet, le “sanctuaire des animaux” ne constitue pas une activité agricole, et par conséquent, ne peut être autorisé hors des parties urbanisées. ‘Eat. Ils précisent par ailleurs que “le refus de permis de construire ne porte en aucun cas sur la nature du projet, mais sur l’application du code de l’urbanisme”. Les agents examined actuellement une nouvelle demande de Cathy pour installer un poulailler transportable. “Le service est en attente de pièces complémentaires”, indique la préfecture du Lot.

Sur Facebook où elle a poussé un coup de gueule, l’éleveuse de camélidés a reçu de nombreux messages de soutien et d’indignation. Elle envisage désormais d’adresser une pétition au ministre de l’Agriculture, Marc Fresneau.

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