Quel jour faisait-on rôtir les chats ?

Le 24 juin, jour de la Saint-Jean.

À partir de 1345, à Metz, on met de pauvres matous au bûcher pour conjurer le maléfice qu’un chat aurait jeté à la ville. Une pratique retrouvée partout en France. Mais ce n’est pas la seule date ou ça chauffe pour son matricule. En 1484, le pape Innocent VIII encourages les bûchers de greffiers, considérés comme des suppôts de satan. À la Renaissance, en roussir était synonyme de fête. En 1584, le protectorat accordé à Cambrai par Catherine de Médicis fut célébré par un feu de joie où des chats furent rôtis, « au grand plaisir des regardants ».

Des chats transformés en torches vivantes

Ils sont enfin transformés en armes redoutables. Christophe de Habspug, un maître artilleur, expérimente le « chat bootefeu », transformé en torche vivante que l’on jette sur l’ennemi.

Les superstitions sont légion…

Si un Vosgien croise un chat le premier de l’an, une année de malheurs l’attend. Un Breton ne confie pas un secret devant un chat endormi, il serait ébruité… Les boulangers de l’Anjou pensent que cet animal de mauvais augure empêche le pain de lever. Dans tout l’ouest de la France, on lui coupe le bout de la queue, car le diable s’y logerait !

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