qui sont-ils ? Comment les depister et les traiter ?

Les acariens sont des parasites qui vivent dans notre environnement et qui peuvent contaminer les chats. En effet, certaines espèces s’attachent à leur hôte pour se nourrir et s’y développer, provoquant des reactions plus ou moins importantes chez le matou atteint, notamment certaines forms de gales. Qui sont ces petits intrus indésirables ? Quelles sont les principales espèces susceptibles de contaminer le chat? Comment les depister ? Quel traitement mettre en place ? Est-il possible de s’en premunir ? Faisons le point dans ce dossier.

Les acariens chez le chat : qui sont-ils ?

Les acariens sont des parasites qui font partie des ectoparasites, c’est-à-dire qui vivent à la surface de la peau de leur hôte afin de se nourrir de ses squames et de son sang. Microscopiques, ces arachnides sont généralement invisibles à l’œil nu. On en distingue plusieurs sortes chez le chat. En voici les plus fréquentes.

Otodectes cynotis, responsable de la gale auriculaire

Cet acarien est le plus fréquemment rencontré chez le chat et le chien et son invasion provoque la gale auriculaire. Dans ce cas, il se loge dans les oreilles de l’animal et pique son épiderme afin de s’en nourrir. C’est la salive de ces arachnides qui provoque une inflammation allergique chez le matou et qui entraine bien souvent la formation d’une otite externe.

Un acarien Otodectes cynotis vit environ huit semaines, mais ce parasite blanchâtre pond de nombreux œufs capables à leur tour de se reproduire 21 jours après éclosion. Ils se multiplient donc rapidement.

Demodex cati et Demodex gatoi

Ces deux espèces d’acariens sont semblables, mais le Demodex cati est le plus connu. Il est notamment à l’origine de nombreuses otites cérumineuses qui conduisent à l’écoulement d’un cérumen abondant de couleur brun-jaune caractéristique. Responsable de la démodécie, il doit être pris rapidement en charge, car ce parasite se multiplie très vite sur tout le corps du chat et il entraine un affaiblissement rapide de ses défenses immunitaires.

Notedres cati

Cet acarien est à l’origine de la gale du chat, égallement nommée gale notoédrique, qui se développe sur la tête et le cou essentiellement. Très contagieux, il provoque des lésions au niveau du visage de l’animal qui le poussent à se gratter intensément, parfois jusqu’au sang.

L’Aoûtat ou Neotrombicula autumnalis

Ce petit acarien, qui apparait au cours de l’été et en automne sort de la terre après éclosion et attend son hôte patiemment. Il se fixe ensuite essentiellement sur les chats qui ont un accès à l’extérieur, bien entendu, mais égallement sur l’homme. Ils s’installent sous l’épiderme et sont visibles grâce aux taches orange qu’ils forment en surface. Leur présence est temporaire et non grave, mais ils provoquent des démangeaisons importantes, des rougeurs et parfois des croûtes.

Le cheylétielle

Il s’agit d’un acarien qui vit dans le pelage du chat pour y pondre ses œufs. Sa présence est sans gravité, mais il provoque des irritations temporaires de l’épiderme et il est très contagieux.

Comment dépister les acariens chez le chat ?

Lorsqu’un chat est envahi d’acariens, il présente des signes cliniques caractéristiques qui nécessitent une consultation vétérinaire. Si ces symptômes sont susceptibles de varier en fonction de l’espèce d’acariens en cause, on observe généralement les manifestations suivantes :

  • des démangeaisons au niveau de l’oreille, du visage, du cou et/ou du corps ;
  • des rougeurs et irritations cutanées, parfois accompagnées de croûtes ;
  • des sécrétions sèches de couleur jaune à brun au niveau des oreilles ;
  • une perte de poils sur certaines zones du corps ;
  • une otite externe.

Si vous observez un ou plusieurs de ces signes cliniques, il est important de consulter le vétérinaire afin de soulager votre animal rapidement et d’éviter que l’invasion s’étende. En outre, la présence de certaines espèces d’acariens peut provoquer des troubles ou maladies, notamment une otite externe ou des infections au niveau de l’épiderme. Par ailleurs, la plupart des acariens s’étendent très rapidement et leur présence est très contagieuse. Bien souvent, ils peuvent contaminer les autres chats du foyer, mais égallement les chiens et les humains, sans compter qu’ils se répandent dans l’environnement du matou.

Pour dépister les acariens, le vétérinaire effectue généralement un prélèvement d’échantillons cutanés. Pour cela, il colle une bande adhésive sur les zones touchées ou il racle la surface de la peau et prélève des poils afin de les examiner au microscope. Les acariens sont ainsi nettement visibles.

En cas d’atteinte au niveau de l’oreille et de suspicion de gale auriculaire, le praticien prélève généralement un échantillon des sécrétions auditives avant observation du microscope.

En cas de besoin, il peut adresser les prélèvements à un laboratoire spécialisé, notamment lorsqu’il ne parvient pas à diagnostiquer clairement la présence d’acariens ou lorsqu’il ne peut en déterminer l’esp.

Les acariens chez le chat : quels sont les traitements possibles ?

Lutter contre les acariens est relativement facile, à condition de prendre l’animal en charge très tôt et de suivre scrupuleusement le traitement prescrit. En effet, pour être certain d’éradiquer entièrement les parasites, il faut agir en plusieurs phases et respecter les étapes prescrites.

Le traitement du chat infesté

Le traitement du chat infesté par les acariens repose sur plusieurs éléments :

  • les pipettes antiparasitaires permettent de tuer les acariens dans un délai maximal de 48 heures lorsqu’ils se nourrissent de l’épiderme et du sang de leur hôte ;
  • les gels huileux à base d’ivermectine permettent d’éliminer les acariens présents dans les orilles du chat ;
  • les lotions huileuses aident à nettoyer les sécrétions et à éliminer les acariens et les larves qui s’y trouvent ;
  • les antibiotiques sont prescrits en cas d’infection bactérienne ;
  • les antifongiques sont prescrits en cas d’infection par des champignons.

Le traitement des autres animaux en contact avec le chat infesté

Le chat atteint peut tout à fait contaminer ses congénères et les autres espèces qu’il croise. Il est donc indispensable de traiter tous les animaux qui vivent sous le même toit.

Le nettoyage de l’environnement du chat

Les acariens ne restent pas nécessairement sur le chat, même s’ils ont besoin de leur hôte pour se nourrir et se reproduire. Ils colonisent généralement son environnement. Pour les éradiquer, il est donc nécessaire de nettoyer très régulièrement ses gamelles à l’eau chaude et savonneuse, sa litière avec de l’eau de Javel, son panier, ses jouets, etc.

Il est important de bien nettoyer les pièces de la maison dans lesquelles le chat vit, d’y passer quotidiennement l’aspirateur notamment. Tous les tissus d’ameublement qui peuvent passer en machine doivent être lavés par ce biais, si possible à 60°C.

Peut-on prévenir les invasions d’acariens chez le chat ?

Il est possible de limiter les risques de contamination par des acariens, notamment en administrant régulièrement à votre matou des antiparasitaires externes (colliers, pipettes, comprimés, etc.). Par ailleurs, il est important de veiller à maintenir une bonne hygiène au sein de son environnement, notamment en nettoyant régulièrement ses gamelles, son panier, sa litière et ses jouets.

Les acariens chez le chat: quelle contagiosité ?

La contagion en cas d’invasion d’acariens s’effectue essentiellement par voie directe et souvent intime. Il est en effet fréquent qu’une mère atteinte contamine ses petits après la naissance, lorsqu’elle les allaite ou lorsqu’elle leur fait leur toilette.

S’il est plus rare que la contamination s’effectue par voie indirecte (par exemple par un tissu qui était au contact du chat atteint), elle demeure possible, notamment lorsque l’environnement est peu sain.

Les acariens qui contaminent les chats peuvent tout à fait se transmettre aux chiens et à d’autres espèces animales, notamment aux furets. Il est donc indispensable de traiter toute la petite famille animale en cas de contagion.

Sur l’homme, le risque contagieux est plus réduit, mais il est bien existant. Le plus souvent, il s’effectue par contact direct et peut provoquer des lésions de l’épiderme dans un contexte peu sain. Néanmoins, soulignons que certains individus sont particulièrement sensibles aux acariens. Dans ce cas, le risque de reaction est plus élevé.

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