Une épuisante lutte contre la prolifération

«En quatre ans, un mâle et une femelle pourraient être à l’origine de 20.700 naissances. » À la veille de l’assemblée générale de l’association Lady Cat, sa présidente, Marie-Antoinette Gourdin, souligne avec force l’importance de son action. « Sans nous, des centaines de chats supplémentaires erreraient dans la ville », assène-t-elle.

Des interventions tous les jours

Lady Cat est née pour maîtriser la population des chats errants. Mais ce n’est pas facile d’endiguer leur prolifération. « Tous les jours, nous sommes appelés à l’aide, souligne la présidente. Depuis le début de l’année, c’est une centaine de chats qu’il a fallu prendre en charge. Je rappelle que nous ne sommes que des bénévoles et que les finances manquent. »

La situation, certains comportements exaspèrent Marie-Antoinette Gourdin. « Comment peut-on avoir toujours plus de chats non stérilisés qui errent dans les rues et qui font trois à quatre portées par an ? déplore-t-elle. Nous faisons comment pour gérer l’irresponsabilité des gens ? Ce n’est plus supportable de voir les abandons, les maltraitances. » Voire des empoisonnements.

Depuis la création de l’association en 2017, une poignée de bénévoles nourrissent, trappent, font stériliser, recensent la population de chats errants de Tonnerre. Un véritable travail de fond est mené. La date de trappe est relevée. Le chat est photographié, répertorié, amené chez le vétérinaire, relâché là où il a été trappé. Ce rituel est parfaitement maîtrisé par les bénévoles et Marie-Antoinette Gourdin, qui sont tous les jours sur le terrain. La présidente sait où les chats prolifèrent. En cinq ans, cette action représente 711 chats castrés et chattes stérilisées, 239 adoptions de chats pucés et stérilisés.

« Ce n’est plus supportable de voir les abandons, les maltraitances »

Et cela ne s’arrête pas la. « Nous gérons tous les jours plus de 100 chats, entre le center hospitalier, les lieux de nourrissage à travers la ville, et chez nous, ou nous recueillons quelques chats, notamment des chats blessés », souligne Marie-Antoinette Gourdin. Du non-stop de 4 à 6 heures par jour et 365 jours par an. L’association a ouvert une chatterie. « Ce n’est pas un shelter, nous ne pouvons héberger que provisoirement des chats malades ou blessés mais il faut les isoler à cause des maladies contagieuses et nous n’avons pas assez de place ». Une trentaine de chats s’y relaient. Chez la présidente, il y en a presque autant. Deux pièces de sa maison y sont consacrées.

Fatiguée, excédée parfois, la présidente de Lady Cat veut « trouver des solutions ». et mobiliser. « Nous lançons un appel aux bénévoles pour nous donner un coup de main, mais aussi aux collectivités. » Mais son appel est bien plus large. « Nous avons besoin de tout le monde. Que l’on aime ou que l’on n’aime pas les chats, les dons sont absolument in dispensables pour faire stériliser, pour soigner les animaux, mais aussi les nourrir. Que ceux qui n’aiment pas les chats viennent nous aider au lieu de les maltraiter », insiste-t-elle.

Rendez-vous. Assemblée générale (ouverte à tous) demain, à 16 heures, à la maison Marland. Renseignements au 06.48.01.55.77

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